Quand la lumière devient matière.

Collections dorées

La feuille d’or traverse ma peinture comme une présence.
Elle capte la lumière, dialogue avec la matière et apparaît parfois là où le regard ne l’attend pas.

L'or comme langage

Je n’utilise pas l’or pour embellir.

Je l’utilise pour créer une tension entre ce qui se montre et ce qui demeure caché.

Sous la peinture, dans les textures ou à la surface de la matière, il devient une trace — une lumière, un souvenir, quelque chose qui refuse de disparaître complètement.

Ce qui apparaît peu à peu

Certaines œuvres se donnent immédiatement.

D’autres demandent que l’on s’attarde.

Un reflet.
Une texture.
Un fragment de lumière.

Puis, parfois, quelque chose apparaît.

C’est dans cet espace entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent que l’œuvre commence réellement à parler.

L'intention de l'artiste

La lumière laisse toujours une trace

L’or attire d’abord le regard.

Mais ce que je cherche à laisser derrière lui, c’est une émotion.

Chaque œuvre devient ainsi un espace de rencontre entre la matière, la lumière et la mémoire.